Ariane
Title
Ariane
Format
GR: ᾿Αριάδνη, ᾿Αριάγνη, ᾿Αριήδνη, ᾿Αρεάδνη, ᾿Αριάδνα [dor.], ᾿Αριήδα — LAT: Ariadne, Ariadna — VAR: Ariadne, Ariadnè
Description
Héroïne divinisée. Décrite par les Grecs comme la fille du roi Minos et de son épouse Pasiphaé, elle s'éprend de Thésée, venu en Crète pour combattre le Minotaure, l'aide à sortir du Labyrinthe et s'enfuit avec lui, avant d'être abandonnée sur l'île de Naxos. Les versions divergent ensuite quant à son destin. Si plusieurs la font mourir, une tradition rapporte qu'elle est sauvée par Dionysos qui, tombé amoureux d'elle, l'enlève, l'épouse à Lemnos (la rendant mère de plusieurs enfants: Oinopion, Thoas, Staphylos, Latramys, Euanthès et Tauropolis 1) et l'emmène sur l'Olympe. Zeus lui-même « la soustrait à jamais à la mort » (Hésiode). L'art et la poésie retiendront l'image de la jeune fille endormie sur le rivage et contemplée par Dionysos. La légende lui attribue aussi un diadème d'or, ouvrage d'Héphaïstos, qui devient une constellation en forme de couronne (Corona) 2.
On tend aujourd'hui à voir en Ariadne l'écho d'une ancienne déesse crétoise de la végétation 3. Les tablettes de Cnossos font état d'une « Dame du Labyrinthe » (cf. F. Vian), sans que le lien puisse être prouvé. Par ailleurs, une tradition naxienne évoquait deux Ariadne, afin de concilier sa mort et son mariage – la plus âgée, épouse de Dionysos, étant fêtée par des réjouissances, la plus jeune donnant lieu à des sacrifices lugubres, ce qui pourrait symboliser la mort et la renaissance de la végétation. On observera aussi une assimilation entre la figure crétoise et l'Aphrodite de Chypre (v. Aphrodite-Ariane).
[Son nom pourrait signifier « la Très Pure », de la particule ari-, à valeur superlative, et de adnè, fém. de adnos, forme dialectale de l'adjectif hagnos (« pur, saint, sacré ») 4.]
On tend aujourd'hui à voir en Ariadne l'écho d'une ancienne déesse crétoise de la végétation 3. Les tablettes de Cnossos font état d'une « Dame du Labyrinthe » (cf. F. Vian), sans que le lien puisse être prouvé. Par ailleurs, une tradition naxienne évoquait deux Ariadne, afin de concilier sa mort et son mariage – la plus âgée, épouse de Dionysos, étant fêtée par des réjouissances, la plus jeune donnant lieu à des sacrifices lugubres, ce qui pourrait symboliser la mort et la renaissance de la végétation. On observera aussi une assimilation entre la figure crétoise et l'Aphrodite de Chypre (v. Aphrodite-Ariane).
[Son nom pourrait signifier « la Très Pure », de la particule ari-, à valeur superlative, et de adnè, fém. de adnos, forme dialectale de l'adjectif hagnos (« pur, saint, sacré ») 4.]
N: (1) Schol. à Apoll. Rh. (III, 997) — (2) Hyg., Astr. (II, v, 1); Ov., Mét. (VIII, 176-179); Fast. (V, 345-346; cf. III, 513-516); cf. Hér. (VI, 117-118) et Trist. (V, iii, 41-42) — (3) Voir DDD 2016 (s.v., § Origines) — (4) Enc. Brit. 1966 (W. M. Sale, s.v. Ariadne, vol. 2, p. 381)
Source
LG: Hés., Th. (947-949) — Diod. Sic. (V, 51, 4) — Apd., Épit. (I, 9) — Paus. (I, 20, 3; X, 29, 4) — Hésych. (s.v. Ἀριδήλαν)
LL: Prop. (III, xvii, 7-8) — Ov., Ars am. (I, 555-564; cf. III, 157-158); Fast. (III, 459-464)
E: DAGR 1.1, 1877 (L. de Ronchaud, s.v. Ariadne, pp. 420-421; F. Lenormant, s.v. Bacchus, pp. 612-613) — Enc. Brit. 1966 (W. M. Sale, s.v. Ariadne, vol. 2, p. 381) — Vian 1970a (pp. 470, 471, 472) — Mantzilas 2002 (pp. 235-236)
Relation
→ Aréatha
Collection
Citation
“Ariane,” Divinités grecques et romaines, accessed September 7, 2026, https://divinitesgrecoromaines.omeka.net/items/show/51361.