Apollon #1, nm

Title

Apollon #1, nm

Format

GR: ᾿Απόλλων, ᾿Απέλλων [dor.], ῎Απλουν [thess.] — LAT: Apollo — VAR: Apollôn

Description

Un des Olympiens, fils de Zeus et de Léto, né à Délos en même temps qu'Artémis, sa sœur jumelle. Devenu adulte quelques jours après sa naissance, il se rend chez les Hyperboréens, où il devient l'objet d'un culte, puis revient en Grèce et se dirige vers Delphes. Après avoir tué le serpent Python, gardien d'un vieil oracle de Gaia, il fonde les jeux Pythiques pour commémorer son exploit et prend possession du site: l'oracle de Delphes, où la Pythie parle en son nom, sera le plus célèbre (il y en eut d'autres, à Délos, à Claros, à Didymes).

Outre la divination, ses attributions sont multiples. Il est le dieu de la Lumière, Phoibos, « le brillant »; distinct à l'origine du dieu-soleil, Hélios, il finira par être identifié à lui et par le supplanter (v. Apollon Hélios). En même temps, il symbolise la clarté, l'intelligence, l'ordre et la civilisation. Dieu des arts, de la musique et de l'harmonie, il inspire les poètes et protège les Muses (la lyre est un de ses attributs).

Il est aussi le dieu de la purification, celui qui éloigne les maux – selon Macrobe, il a été surnommé ainsi parce qu'il écarte les maladies (ὡς ἀπελαύνοντα τὰς νόσους 1) – comme il peut, avec ses flèches, porter la maladie et la mort (il frappe de la peste les Grecs pendant la guerre de Troie, il tue, avec sa sœur, les enfants de Niobé). Zeus ayant foudroyé son fils Asclépios parce qu'il était parvenu à ressusciter les morts, il se venge en tuant les Cyclopes qui avaient forgé la foudre, ce qui lui vaut d'être pour un temps chassé de l'Olympe.

On lui connaît plusieurs unions, notamment sa liaison avec la nymphe Cyrène, qui donne naissance à Aristée. Toutefois, en dépit de sa beauté, il n'est pas toujours heureux en amour (Daphné le fuit, Coronis, mère d'Asclépios, lui est infidèle). Il est vrai qu'il a plusieurs favoris (Nonnos de Panopolis cite Admète, Kyparissos, Hyménaios, Atymnios, Hyakinthos 2; le pape Clément, dans un but polémique, en énumère plus d'une dizaine 3).

Par-delà les épreuves, Apollon incarne avant tout l'idéal grec, et sa beauté inspirera de nombreux artistes.

Il est connu sous de nombreuses appellations: outre Phœbos, voir Aphétor, Coitos, Dérénos, Drymas, Hékébolos, Isménios #1, Kypée, Leschénorios, Orchiée, Patareus, Sminthée, Thoraios, Zostérios, Clarien (le), Cynthien (le), Délien (le), Delphien (le), Létoïde (le), Thymbréen (le).

[Variante dorienne: ᾿Απέλλων. Forme thessalienne: ῎Απλουν (voir s.v. Apollon Kerdoios). La forme latine Apollo désigne à la fois le dieu grec4 et son adaptation romaine (v. l'entrée suivante). Autres formes latines: Apollon, Apolo, Appollo, Apolloneus, Apoloneus5.]

N: (1) Macr., Sat. (I, xvii, 14) — (2) Nonnos (X, 323; XI, 364; XIII, 84 s.); v. aussi les articles Hyacinthe et Apollon Atymnios — (3) Cf. Chuvin 1991 (p. 58) — (4) C'est le cas, par ex., dans la plupart des œuvres d'Ovide (v. Mantzilas 2002, pp. 544-561) — (5) V. Onom. tot. lat. (s.v. Apollo)

Source

LG: Premières attestations: — Hom., Il. (I, 14, 21, 36, 41, 64, 72, 75, 86; etc.); Od. (III, 279; IV, 341; VI, 162; VIII, 79, 227; etc.) — Hés., Th. (14, 94, 347, 918) — Hymn. hom. III et XXI (à Apollon)
E: DAGR 1.1, 1877 (L. de Ronchaud, s.v. Apollo, pp. 310-321) — Farnell IV, 1907 (pp. 98-454) — Kerényi 1937 — LIMC II-1, 1984 (Ph. Bruneau, pp. 183-185: « Sources littéraires ») — Bailly 2000 (Appendice, pp. 2205-2209) — Pour les épiclèses, v. en particulier PWRE II-1, 1895 (Wernicke, s.v., col. 41-71)

Relation

→ Phœbos; Aplu

Collection

Citation

“Apollon #1, nm,” Divinités grecques et romaines, accessed September 9, 2026, https://divinitesgrecoromaines.omeka.net/items/show/51022.